1914-1918 : 7 521 Hommes morts pour la France en Ariège

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Le vendredi 11 novembre 2022 marquera le 104e anniversaire de l’armistice de 1918 qui marqua la fin de la Première Guerre mondiale. Un conflit au cours duquel 7 521 Ariégeois sont morts pour la France.

Il y a 104 ans, le 11 novembre 1918, le commandant des armées alliées Ferdinand Foch et l’Allemand Matthias Erzberger signaient un armistice et déclaraient ainsi la fin de la Première Guerre mondiale. Entre le 28 juin 1914, lorsque Gavrilo Princip assassine l’archiduc autrichien François-Ferdinand à Sarajevo, et le 11 novembre 1918, ce premier conflit à l’échelle mondiale est d’une extrême violence. 1 400 000 de Français ne sont jamais revenus des tranchées et ont péri. De nombreuses personnes se sont mobilisées à Arije. 7 521 hommes du département sont morts pour la France durant cette guerre.

La Première Guerre mondiale éclate en France quelques semaines après la mort de François Ferdinand lorsque l’Allemagne décide le 3 août 1914 de déclarer la guerre au gouvernement de René Viviani et de lancer une offensive sur 200 kilomètres le long des frontières nord-est de l’hexagone.

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Dès le premier mois du conflit, les habitants d’Arije sont allés au front. Près de 500 d’entre eux ont été tués. Les deux premiers soldats d’Arije sont morts le même jour, le 12 août 1914, quelques jours seulement après les premières attaques allemandes. Maurice Mori, né à Mazer, avait 2 ansnde classe en 58e régiment d’infanterie alors que Jean Buck était caporal du 40ee régiment d’infanterie. Tous deux moururent à l’âge de 24 ans en essayant d’arrêter l’avancée allemande en Moselle. Dix jours plus tard, le 22 août 1914, l’ennemi tue 27 000 Français lors de la journée la plus meurtrière de l’histoire du pays.

1914 fut difficile pour les soldats. Au total, 1 906 Ariégeois sont morts durant les six premiers mois de cette Première Guerre mondiale, dont le plus jeune né dans le département qui n’avait que 15 ans, 3 mois et 27 jours. Emil Laforgue était un soldat du 59ee régiment d’infanterie. Il a été tué à Thelon dans les Ardennes.

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Ariejo meurt le jour de l’armistice

Avec 2 047 morts pour la France, 1915 est l’année où la plupart des Arrijos perdent la vie alors que les combats s’enlisent et se transforment en guerre de positions. L’année 1916 est particulièrement marquée par des batailles célèbres, notamment celles de Verdun et de la Somme. C’est aussi l’année où Gilles Record, alors chef du 211e bataillone le régiment d’infanterie se meurt. Le 7 mars 1916, il est tué au combat à Forge-sur-Mez à l’âge de 55 ans. Il restera le plus vieux soldat de la division à mourir durant ce conflit mondial.

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Les deux dernières années ont également été extrêmement meurtrières. 2.239 Ariégeois meurt pour la France. 1917 est marquée par l’entrée en guerre des États-Unis avec la Triple Entente (France, Grande-Bretagne, Russie). C’est aussi l’année la moins meurtrière pour les natifs du département. L’an dernier, le bilan des morts en France a encore augmenté avec les derniers combats (1.257). Et tandis qu’un armistice est signé le 11 novembre 1918, les soldats continuent de perdre la vie dans les tranchées. C’est le cas de Jean Denamiel. A 20 ans, le natif d’Ustou est décédé le jour de la signature à Liesse-Notre-Dame dans l’Aisne alors qu’il était soldat de 2e classe dans un bataillon de chasseurs d’infanterie. Il est le dernier Poilu mort au front dans les rangs d’Ariez. D’autres, cependant, sont morts de maladies contractées au combat dans les mois suivants.

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Ce vendredi 11 novembre 2022, des commémorations sont organisées devant tous les monuments de guerre d’Arije afin d’honorer les soldats et habitants d’Arije disparus en 1914-1918.

Inauguration du monument aux morts d’Aigues-Vives

Ce vendredi 11 novembre 2022, un monument aux morts sera inauguré à Aigues-Vives, qui porte désormais les noms de 14 hommes ayant perdu la vie pendant la Grande Guerre. Dès 11 heures, 104 ans après l’armistice, le maire Jean-Luc Tardy accueillera dans sa ville la préfète de l’Ariège Sylvie Foye, le sénateur Jean-Jacques Michaud et le colonel de gendarmerie départementale Frédéric Wagner.

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