Béziers : la justice a tranché, la mairie sommée de retirer la crèche de la cour de l’hôtel de ville

Le tribunal administratif de Montpellier vient de rendre une décision en référé : la mairie de Béziers est sommée d’enlever sa crèche dans la cour de l’hôtel de ville le 2 décembre. La Ligue des droits de l’homme, à l’origine de la plainte, est satisfaite. Robert Ménard, quant à lui, appelle à un rassemblement de soutien, ce jeudi à midi, à l’occasion de la sortie de l’école maternelle dans le hall de la mairie.

Le tribunal administratif de Montpellier a rapidement statué sur la crèche installée dans la cour de la mairie de Béziers le 2 décembre. Ce mercredi, en fin d’après-midi, il a ordonné, au vu de la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905, le retrait de cette crèche. “qui met en valeur la crèche” dans les 24 heures avec une pénalité de 100 € par jour de retard. La commune de Bézia devra, en outre, verser 1 500 euros à la Ligue des droits de l’homme (LDH), en début d’appel, pour les honoraires de ses avocats.

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“Nous allons l’enlever et inviter les habitants de Bitero à venir”

“Nous allons le retirer jeudi à midi, le faire sortir sur le court et inviter Bitero à venir.”, rappelle le maire de Béziers, Robert Ménard. Une campagne provocatrice d’affiches de condamnation a également été préparée “expulsion” lits sur roues. Un procédé de communication qui avait déjà été utilisé en 2017 et 2018 lorsque la crèche avait dû être supprimée pour les mêmes raisons et selon des modalités similaires, mais sur instruction de la préfecture. Le premier arbitre regrette clairement cette décision : “Cette crèche porte un esprit œcuménique, de réconciliation, face à une justice qui a repris les arguments des laïcs les plus fermés. Elle ne menace personne, il n’y a pas urgence à l’enlever, mais nous appliquons la loi. Inaugurations, musulmans, juifs , catholiques, protestants étaient là dans un esprit de concorde. Les valeurs véhiculées par notre crèche de Noël resteront résolument étrangères à la Ligue des droits de l’homme. Qui peut être contre la paix et le partage ? Le but de cette crèche est de rassembler les gens. La Ligue des droits de l’homme est divisée. Quelle tristesse !”

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“La religion ne doit pas être instrumentalisée par la politique”

Maître Sophie Mazas, avocate à la Ligue des droits de l’homme, se félicite de cette ordonnance : “Nous sommes heureux de voir que le tribunal a pris une décision extrêmement rapide afin d’appliquer la loi. La liberté de religion est un principe cher qui ne devrait pas être exploité par la politique. Nous pouvons partager la joie de la foi, mais c’est une affaire privée La LDH vise à assurer le respect des droits de l’homme, afin que chacun bénéficie de la laïcité, qu’il ait accès aux services publics sans imposition de religion et que la liberté de religion ne soit pas instrumentalisée par la politique.répète l’avocat. Ce n’est pas le rôle du maire de se présenter comme un arbitre des religions. Il y a des urgences à régler : le maire s’occupe des écoles primaires, par exemple, la question de l’énergie, mais il n’a pas à organiser les études religieuses. Et il n’oublie pas un mot du préfet qui, depuis 2019, ne veut pas porter plainte contre cette crèche : “La LDH s’étonne qu’en état de droit le préfet ne remplisse pas sa fonction et que, saisi par la LDH, il n’ait pas respecté la position du Conseil d’Etat…” “Avertir, refuser d’agir et dissimuler des actions illégales, c’est inacceptable.” L’organisation a également décidé de solliciter un entretien avec le préfet “pour examiner la situation et s’assurer que de tels échecs ne se reproduisent plus”.

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