Ce que l‘on sait du gigantesque incendie chez Sirmet à Gond-Pontouvre

SSoixante-dix pompiers luttent contre un immense incendie qui s’est déclaré ce matin, peu après 7h30, dans un entrepôt de ferraille du site de l’entreprise Sirmet, dans la zone industrielle de Gond-Pontuvre. Au moment de l’incendie, il n’y avait personne sur les lieux. Pas de blessures. A midi, le feu n’est toujours pas maîtrisé.

C’est un entrepôt métallique sur près de 700m2 de terrain, à une hauteur de 7 à 8 mètres.

Depuis le début de la matinée, un énorme panache…

Lire Aussi :  Toulouse. Le "meilleur kebab de France" est toulousain : voici la recette de son succès

SSoixante-dix pompiers luttent contre un immense incendie qui s’est déclaré ce matin, peu après 7h30, dans un entrepôt de ferraille du site de l’entreprise Sirmet, dans la zone industrielle de Gond-Pontuvre. Au moment de l’incendie, il n’y avait personne sur les lieux. Pas de blessures. A midi, le feu n’est toujours pas maîtrisé.

C’est un entrepôt métallique sur près de 700m2 de terrain, à une hauteur de 7 à 8 mètres.

Dès le petit matin, un immense panache de fumée noire s’est élevé au-dessus de l’entreprise. Un immense incendie que les lances à incendie tentent de contenir, tandis que, dans les environs immédiats, les ouvriers de l’entreprise, arrivés en hâte, tentent de recouvrir les cartons d’archives et de documents. En fin de matinée, les flammes menacent encore 1 000 m2 de bureaux. L’incendie a détruit la grue et son grappin, menaçant le moulin de l’usine, au cœur du site.

Lire Aussi :  Crosscall veut lancer des smartphones "made in France" à partir de 2024

Un panache de fumée noire, alimenté par des résidus de plastique et d'huile, peut être vu à des kilomètres à la ronde.


Un panache de fumée noire, alimenté par des résidus de plastique et d’huile, peut être vu à des kilomètres à la ronde.

Photo de Julie Desbois

A midi, la montagne de ferraille était encore un brasier brûlant.


A midi, la montagne de ferraille était encore un brasier brûlant.

PhotoSDIS16

2000m3 la ferraille déchiquetée, les coques de véhicules compactées dans lesquelles subsistent des restes d’huile et de plastique, alimentent le feu dont la chaleur rayonne énormément. “C’est un entrepôt métallique sur près de 700m2 au sol, à une hauteur de 7 à 8 mètres”, explique le colonel David Vergnaud, commandant des opérations de secours, qui doit coordonner l’action des sapeurs-pompiers des centres de secours d’Angoulême, La Couronne, Mansle, Ruffec, La Rochefoucauld. Moyens de lutte contre l’incendie – 25 moteurs ont été activés sur place, dont trois camionnettes de capacité de pompage, des camions-citernes de grande capacité – complétés par une unité mobile d’intervention chimique.

Les éditeurs vous conseillent

Le site est confidentiel. On dirait du lait en feu. “Nous surveillons surtout la rétention d’eauprécise le colonel Vergnaud. Toutes les eaux d’extinction sont situées à l’intérieur de l’entreprise, dans des bassins de rétention. » L’extinction des incendies nécessite des quantités astronomiques d’eau. Deux bouches d’incendie, au site de Sirmet et en ZI, n’ont pas suffi. Les pompiers ont dû faire passer deux kilomètres de canalisation de 110 mm à travers une zone industrielle, jusqu’à La Touvre. “Cela nous permet d’avoir 1 000 litres d’eau par minute”précise le colonel.

Les pompiers ont dû engager d'importants moyens pour éteindre l'incendie.


Les pompiers ont dû engager d’importants moyens pour éteindre l’incendie.

Photo de Julie Desbois

Assurez-vous que les mesures que nous avons prises sont insignifiantes.

Les pompiers ont dû traiter sur place les eaux d'extinction stockées dans les bassins.


Les pompiers ont dû traiter sur place les eaux d’extinction stockées dans les bassins.

Photo de Julie Desbois

Ses équipes sont allées mener des relevés autour du site, à plusieurs kilomètres sous l’épais nuage de fumée qui s’étend sur la zone commerciale des Montagnes. C’était des soins. Les relevés n’ont rien révélé d’alarmant, assurent les pompiers qui n’ont pas mesuré les retombées de particules. Cependant, les équipements de mesure des particules, acheminés par hélicoptère depuis La Rochelle, doivent être déployés “pour s’assurer que les mesures que nous avons prises ne sont vraiment pas significatives”, indique le centre des opérations.

Il a fallu aménager deux kilomètres de canalisations pour alimenter les lances de La Touvre.


Il a fallu aménager deux kilomètres de canalisations pour alimenter les lances de La Touvre.

Photo de Julie Desbois

“Le feu a un pouvoir calorifique élevé.” La fumée monte très haut. Plus il fait chaud, plus ils montent haut”, explique le colonel Bruno Huchon, chef du service d’incendie et de secours du département de la Charente. Ils sont poussés par le vent constant vers le nord-nord-est, au-dessus des zones résidentielles, et divergent en altitude. “Et les prévisions météorologiques indiquent des conditions de vent similaires pour les prochaines heures”, dit le colonel Vergnaud.

Les pompiers s’attendent à passer encore de nombreuses heures sur les lieux. Ce fut déjà le cas le 26 décembre 2021, lors du dernier incendie sur le site. Mais l’incendie s’est déclaré dans un entrepôt éloigné des installations de l’entreprise. la grue qui a été détruite ce matin a même permis l’épandage de matériaux pour limiter la propagation du feu. “Cette fois est plus importante.”s’inquiète Gérard Dézier, maire de Gond-Pontuvre, présent sur le site. Les installations fonctionnelles sont affectées ». Les dégâts s’annoncent énormes. “C’est dommage, quand l’entreprise a décroché des contrats avec la SNCF”, déplore le maire, inquiet pour l’avenir du site. “Est-ce que des usines comme celle-ci ont encore leur place ici” se demande-t-il en regardant un nuage de fumée dériver au-dessus de la zone commerciale. “Mais à l’origine, le site était éloigné de tout.” Et la ville a surgi tout autour. Et c’est cinquante emplois”, il regarde.

Source

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Articles Liés

Back to top button