critique qui trolle sur Netflix

UN TROLLER AU PAYS DES TROLLS

Faire un film est difficile. Tout le monde l’assume, mais tout le monde ne le comprend pas complètement. En plus de tout cela, tout le monde n’est pas au courant de la quantité de longs métrages de la troisième zone, qui, en l’absence de diffuseurs ou de réponse suffisante, ne trouvent même pas leur chemin vers les salles de cinéma ou même vers les festivals. Et on ne parle pas de films d’auteurs inconnus, de pépites si obscures qu’elles ne voient jamais le jour, mais beaucoup de choses informes, des simulacres d’œuvres d’art ou même simplement des histoires.

Troll Roara Uthauga est l’un d’entre eux, un film qui rappelle immédiatement l’incohérence Médiéval également diffusé sur Netflix (même si la plateforme ne le produit pas). Ou une œuvre fondamentalement plate et vide, s’appuyant désespérément sur la culture locale et des éléments du folklore pour cacher sa véritable nature de contenu conçu (par ?) un algorithme de piège à touristes. par ailleurs Troll ce n’est même pas la décence de subir une violence accrue Médiévalpas d’armure, pas de châteaux. Au lieu de cela: des soldats, des photographies ennuyeuses à la Netflix, des effets spéciaux laids qui rendent cette nouvelle montagne de néant imprenable.

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Troll : photoDieu, c’est moche

VESTE EN MÉTAL TROLL

Après la République Tchèque, puis la Norvège, mais que dire de plus qu’après l’ennui vient l’ennui encore plus grand dans ce genre de crossover entre les deux Godzilla, Benjamin Gates et parc jurassique. Pour se donner un semblant de personnalité, Troll il essaie vraiment un mélange incroyable entre de gros monstres à l’allure méchante, mais beaux si on les chatouille derrière les oreilles, et une crypto-conspiration chrétien-monarchiste visant à écraser le folklore païen norvégien. Tout cela en compagnie d’un paléontologue en personnage principal accompagné d’un vieux fou qui s’est lancé dans un projet dans lequel personne ne croit que le bon vieux conte de fées s’appuie sur l’écologie, la famille et les contes de fées.

De plus, parmi ces trois modèles, Troll il n’a ni le sens de l’horreur de Godzilla le Destructeur, ni l’espièglerie aventureuse de l’intrépide Benjamin Gates, ni la capacité d’émerveillement du bucolique Jurassic Park. Ou plutôt, Troll occupe juste la surface, mime tous leurs clichés sans même essayer de les servir avec une nouvelle énergie. On ne peut pas réduire le film à quelques ingrédients magiques que l’on secoue vite et bien dans un shaker. Mais ici tout n’est qu’une formule, une gigantesque liste de courses : structure narrative, rebondissements, personnages (un scientifique méchant mais fougueux, une figure paternelle mourante, un drôle d’intello maladroit qui bégaie…). Même les blagues sont vides.

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Troll : photographie, Mads Sjøgård Pettersen, Ine Marie Wilmann, Kim S. Falck-JørgensenPhotos numéro 1, 2 et 3 : prudence !

POUR QUI LA CLOCHE DES TROLLS

Quelque part, Troll dis nous en plus Pilleur de tombe que sur Troll qui est juste un autre film raté et ennuyeux, un nouveau boost de carburant pour alimenter le réacteur Netflix et qui augmentera à terme sa montagne de déchets nucléaires. On s’empresserait de se dire ça Pilleur de tombe est une commande de studio et donc sa mauvaise qualité et son manque total de personnalité sont dus à la cupidité de quelques cols blancs qui ne comprennent que les mots à la mode managériaux. Mais comme Colin Trevorrow, il n’y avait de toute façon rien à espérer de Roar Uthaug, même en tant qu’émulateur de Steven Spielberg, et Troll ça démontre.

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Troll : photo, Gard B. Eidsvold, Mads Sjøgård PettersenMonteur après seulement 15 minutes de visionnage, courage Johnny, encore 1h30

Il s’est même investi dans un projet plus personnel dont il est l’auteur, le réalisateur se révèle incapable d’accomplir sa tâche de réalisateur la plus élémentaire, à savoir donner une force dramatique aux images qui défilent sous nos yeux apathiques. Une expérience résolument mort cérébrale, à quelques exceptions involontairement amusantes d’un scénario improbable dans lequel un géant de 15 pieds de haut combat un convoi héliporté de cloches bénies, et dans lequel le personnel militaire a besoin d’un paléontologue raté pour confirmer que l’empreinte est bien une empreinte.

Ne jetons pas la pierre : il n’est pas encore certain que ce film généré aléatoirement par l’ordinateur soit réellement un film. La suite annoncée par la scène post-générique (soupirs) nous le confirmera peut-être.

Troll est disponible à partir du 1er décembre 2022 sur Netflix

Troll : l'affiche officielle



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