Élections aux États-Unis : la majorité au Sénat suspendue au sort de quatre-Etats-clé

Selon des résultats provisoires, établis par les médias des deux camps rivaux, républicains et démocrates sont au coude-à-coude pour le contrôle du Sénat, avec 47 sièges remportés pour les premiers, 48 ​​pour les seconds. Il en faut 51 pour obtenir la majorité. A la Chambre des représentants, jusqu’ici détenue par les démocrates avec une courte majorité de cinq sièges, les républicains semblent gagner la bataille par 198 sièges contre 173.

Ce sont des élections de mi-mandat décisives pour l’avenir politique de Joe Biden et de Donald Trump. Bien que les résultats définitifs ne soient pas encore connus, les premières estimations suggèrent un leader républicain à la Chambre des représentants, tandis que le sort du Sénat reste incertain.

Dans ce contexte tendu, les démocrates ont remporté mercredi matin le siège le plus disputé de cette élection, le poste de sénateur de Pennsylvanie, avec la victoire de John Fetterman face à un candidat appelé par Donald Trump. Le siège était auparavant occupé par un républicain qui ne s’était pas encore présenté.

Les républicains ont remporté de leur côté mardi une première victoire dans l’un des sièges les plus disputés au Congrès des États-Unis, dans l’Ohio. En menant une campagne acharnée contre l’inflation, JD Vance, l’un des poulains du milliardaire républicain, a remporté le poste convoité de sénateur de cet État, bastion industriel et agricole américain.

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Avec des prix record, Joe Biden pourrait perdre le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat dans ces scrutins de mi-mandat traditionnellement défavorables au parti au pouvoir, et voir son action paralysée pour les deux prochaines années.

Son prédécesseur Donald Trump, qui a soutenu avec enthousiasme un grand nombre de candidats républicains – il était encore à un rassemblement lundi soir dans l’Ohio -, mise sur le succès de ses lieutenants pour se lancer sous le meilleur parrainage dans la course à l’élection présidentielle de 2024. Il a promis “une très grosse annonce” le 15 novembre.

Le milliardaire de 76 ans s’est également voulu présent lors de cette soirée électorale, faisant mardi une courte déclaration télévisée peu pertinente pour se féliciter du succès de certains de ses nombreux candidats dans les différents sondages, sans pour autant la lâcher sur le pertes. d’autres de ses poulains.

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Incertitude au Congrès

Mais le camp des démocrates n’est pas resté les mains vides. Il a pris aux conservateurs deux postes de gouverneur aux républicains : dans le Maryland et le Massachusetts, où Maura Healey sera la première lesbienne à diriger un État. Joe Biden l’a immédiatement appelée pour la féliciter.

Le parti du chef démocrate, âgé de 79 ans, s’est également épargné une frayeur majeure en conservant le contrôle de l’État de New York, où les républicains pensaient pouvoir renverser la gouverneure Kathy Hochul.

Reste du Congrès : les sondages d’opinion prédisent une large victoire des républicains à la Chambre, un scénario classique de la politique américaine, où le “mi-mandat” vire souvent à la sanction du parti à la Maison Blanche. Mais la “vague énorme” rouge – la couleur des républicains – promise par Donald Trump, n’avait pas encore émergé mardi soir, avec un décompte loin d’être achevé.

“Ce n’est certainement pas une vague républicaine, c’est sûr”, a déclaré l’influent sénateur Lindsey Graham, un ami proche de l’ancien président, sur NBC.

L’examen du Sénat dépend des résultats de l’Arizona, de la Géorgie, du Nevada et du Wisconsin. Sans parler des éventuelles contestations judiciaires, il faudra sans doute plusieurs jours pour en être certain, compte tenu des règles de décompte des votes par correspondance. Lundi soir, 44 millions d’électeurs avaient choisi ce mode de vote.

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DeSantis Sensation

Alors que les bureaux de vote fermaient les uns après les autres, et en attendant de voir où en était le Congrès américain, l’attention s’est également portée sur les élections législatives. Et notamment en Floride, où le gouverneur sortant Ron DeSantis a été triomphalement réélu.

Étoile montante du camp conservateur, candidat possible à la Maison Blanche en 2024, il s’est félicité dans un discours insultant de faire de cet État du Sud, longtemps considéré comme penchant tantôt à gauche, tantôt à droite, une “terre prometteuse pour Républicains, où “l’idéologie du réveil vient mourir.” Et où le sénateur républicain sortant Marco Rubio a également été réélu.

“Je viens de commencer le combat”, a promis le gouverneur de 44 ans. De quoi titiller son potentiel adversaire à l’investiture et autre résident de Floride… l’ancien président Donald Trump.

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