En bref : Super Pixel Boy, Dracula et Lobbytomie

Retour Super Pixel Boy, Dracula et Lobotomie.

Critique de la bande dessinée Super-Pixel-Boygarçon super pixel. Les personnes dans la trentaine et au début de la quarantaine devraient être particulièrement sensibles garçon super pixel. Et pour cause : le scénariste Loic Clément et le dessinateur Boris Lyusterka créent, avec un humour parfois caustique, une odyssée rétrospective à l’époque où les jeux vidéo étaient en masse dans les foyers européens, à la fin des années 1980. iconique NES, il n’est pas surprenant que les choses se passent bien car des titres comme Salamander de la force vitale, tortues héroïques adolescentesSuper Mario Bros. sont la matière de souvenirs empreints de passion et de nostalgie. Et Loïc Clément vous rappellera que la dernière ville a révolutionné le genre en imposant un level design et dédié au scrolling horizontal, aux passages secrets ou encore aux boss de fin de niveau. Au milieu des jeux Homme chauve-sourisTétris, entre les bornes d’arcade et la Game Boy, certaines déceptions restent très douloureuses. C’est donc avec Chevaliers du Zodiaqueanimation qui a captivé des générations de jeunes téléspectateurs, mais la version jeu vidéo manquait de tout : inspiration, animation, dynamisme… Le jeune Pixel, le personnage principal de cet album, est un enfant auquel tout le monde peut s’identifier : un amant charmé, secret et maladroit , un opportuniste qui choisit volontiers ses amis en fonction de leur collection de jeux, le fils d’un père éloigné et d’une mère qui l’a initié à la culture, un gamer tellement absorbé par l’écran que des personnages pixélisés viennent s’attaquer à ses rêves… un retour à l’enfance qu’on ne lui a pas permis ne serait pas complet sans ces allusions plus discrètes à Dragon Ball Z, GoldorakGuerres des étoiles. On se perdrait également en immersion sans l’utilisation ponctuelle, mais très pertinente, du Pixel Art. Le tout forme un livre à utiliser sans modération.

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garçon super pixelLoïk Cleman et Boris Lusterka
Delcourt, novembre 2022, 104 pages

dracula-revue-bdDracula. Imitant les canons dramatiques du roman épistolaire de Bram Stoker, Bruno Ehn et Fabio Celloni transfèrent l’histoire du comte Dracula dans l’univers – a priori contradictoire – de Mickey. Habilement assemblé, l’album paru aux éditions Glénat détourne l’attention de Jonathan Harker, jeune clerc de notaire, ou du docteur Abraham Van Helsing, ici réduit à un savant fou bégayant de “Oui! » à la moindre occasion. Débarrassée des dimensions érotiques ou épidémiologiques, l’histoire convient à un public jeune : les crocs portés sur le cou des victimes du vampire deviennent, par exemple, des morsures sur les lobes des oreilles, et la noirceur non résolue qui tapissait l’œuvre de l’écrivain irlandais se retrouve sublimé et empreint d’humour bon enfant. Ce dernier est évident lorsque Minnie (Minna) exprime sa jalousie du “succès” de son amie Clara-Lucilla ou des betteraves qui contaminent, au propre comme au figuré, le butin de Dracula. cette Dracula reconfiguré se caractérise finalement par un groupe de personnages grotesques, des traits ronds et gais, mais aussi – notons-le – un schéma narratif fidèle à son modèle. De quoi divertir les plus petits et les initier à la littérature plus classique.

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DraculaBram Stoker, Bruno Henna et Fabio Celloni
Glénat, octobre 2022, 80 pages

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Lobitomy-Comment-les-lobbies-empoisonnent-nos-vies-et-l'opinion-démocratiqueLobotomie. Journaliste St Monde, Stéphane Orel est reconnu comme l’un des meilleurs experts français des conflits d’intérêts et du lobbying. La Découverte a la bonne idée de publier aujourd’hui en poche son passionnant essai au titre approprié Lobotomie, et complété par une postface inédite. Dans ce dernier, elle s’intéresse notamment aux industries du tabac, de la chimie, du sucre et du pétrole et décrypte la manière dont elles usent de leur pouvoir d’influence pour créer une “usine à doute”. Parce que les questions scientifiques sont complexes, de nombreux intermédiaires rendent compte aux élus pour véhiculer des informations biaisées constituées d’un grand nombre de faits alternatifs qui permettent à leurs commanditaires de bénéficier de prises de positions favorables et de décisions politiques favorables. Plus insidieuses encore sont les polémiques créées de toutes pièces, le plus souvent par l’ingérence des publications scientifiques, ainsi que par ces entreprises, au pluriel, pour profiter de la passivité des régulateurs gouvernementaux. Au terme d’une enquête difficile et haletante, Stephan Orel revient sur Edward Bernese et John Hill, les relie à Monsanto, Philip Morris ou Exxon et expose tout ce qui peut affecter l’actualité des lobbyistes, leur production d’incertitude et leur exploitation. complot public-privé. Pour en venir enfin à la question : quand ont-ils finalement confisqué toute démocratie ?

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LobotomieStéphane Horel
La Découverte, octobre 2022, 430 pages



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