Grippe aviaire : la France plaide pour une vaccination au niveau européen

Cinq pays européens se sont lancés dans une course au vaccin contre la grippe aviaire pour préserver l’équilibre économique du secteur en difficulté.





SourceAFP


L'Interprofession française des volailles de chair appelle à la vaccination lundi
L’industrie française de la volaille de chair appelle à la vaccination “dans toute l’Union européenne” lundi lorsque le sérum sera disponible, pour limiter les dommages commerciaux d’une nouvelle épidémie de grippe aviaire (photo).
© Josselin CLAIR / MAKSPPP / PHOTOPKR/LE COURRIER DE L’OUEST/

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FConfrontée à une épidémie “sans précédent” de grippe aviaire, la filière française de la volaille de chair appelle à la vaccination “dans toute l’Union européenne” lorsque le sérum sera disponible, sous peine de provoquer des distorsions commerciales, dans un communiqué publié mardi. En France, où environ 3,3 millions d’animaux ont été abattus depuis le 1euh En août, le gouvernement s’est fixé pour objectif de commencer la première vaccination des volailles à l’automne 2023.

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L’Anvol, qui regroupe 20 organisations représentatives de la filière, de l’éclosion à la distribution en passant par la restauration, appelle l’Etat français à mener une “diplomatie sanitaire” et à “agir pour que la vaccination contre la grippe aviaire soit adoptée dans toute l’Union européenne”. “Il serait incompréhensible que certains Etats membres de l’UE, grands producteurs de volailles, rejettent le cadre européen de la vaccination et utilisent cet argument comme un avantage commercial”, souligne l’Anvol.

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A ce stade, il n’existe pas de vaccin suffisamment efficace homologué pour la commercialisation. La réglementation européenne qui autorise le principe de la vaccination “devrait entrer en vigueur fin février”, précise le gouvernement, alors qu’il y a seulement un an “les professionnels et les intéressés s’y opposaient directement”.

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Offre française réduite de près de 10 % en 2022

Cinq pays européens sont entrés dans la course aux vaccins. La France et la Hongrie travaillent sur du sérum pour la sauvagine (canards, oies), la Hollande et la Belgique pour les poulets et l’Italie pour les dindes. Du côté des importateurs, il existe toujours un risque que certains pays refusent d’acheter des volailles ou des produits issus d’oiseaux vaccinés, craignant que le vaccin ne masque la présence de la maladie et que le virus ne se propage ensuite discrètement jusqu’à eux.

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Alors que “les exportations de la filière avicole française représentent plus d’un milliard d’euros par an”, l’Anvol exige des garanties pour préserver l’équilibre économique de la filière dont “les exportations représentent plus de 60% du chiffre d’affaires”. “La fermeture des marchés d’exportation vers la France aurait des conséquences désastreuses pour certains territoires en termes d’emploi”, a déclaré l’interprofession, qui revendique environ 100.000 emplois dans le pays.

La France, deuxième pays producteur de volaille de l’Union européenne en 2021, devrait reculer à la quatrième place, derrière la Pologne, l’Espagne et l’Allemagne, avec une offre réduite de près de 10 % en 2022, année marquée par l’épidémie de grippe aviaire. à l’évaluation d’Anvola en septembre.


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