International SOS invite à se pencher sur le sujet de la santé mentale

Photo d’une jeune femme d’affaires qui a l’air stressée en travaillant sur un ordinateur portable dans un bureau la nuit

Un mot glissé autour de la machine à café, un autre mot à la sortie d’une réunion ou d’un entretien en face-à-face – ” Tu ne t’es pas présenté dans ton assiette», par exemple – : à travers ces petites questions, les managers pouvaient prendre le pouls de la fragilité de l’un ou de l’autre. Mais quid de la généralisation du travail hybride, modèle désormais majoritaire en Europe (56%) et en Amérique du Nord (60%) selon International SOS ? Plébiscité par les employés, ce modèle flexible offre clairement de nombreux avantages, mais aussi des inconvénients. Que ce soit moins d’ergonomie du poste de travail, des horaires qui peuvent être rallongés, des assurances parfois floues, mais surtout plus d’isolement.

Toujours selon l’expert mondial de l’accompagnement et de la sûreté et de la sécurité, ces personnes qui travaillent principalement à domicile sont deux fois plus susceptibles de déclarer bénéficier de plus d’autonomie. De l’autre côté de la médaille, ce sont aussi ceux qui ont moitié moins susceptibles de partager leurs problèmes de santé mentale. Pourtant, ce sujet n’est pas anodin aujourd’hui, surtout dans les pays aux économies les plus développées. L’Organisation mondiale de la santé estime que 15 % des travailleurs dans le monde souffrent d’un problème de santé mentale. L’anxiété et la dépression représentent à elles seules 12 milliards de journées de travail perdues par an.

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En plus de la pandémie, il y a aujourd’hui des inquiétudes sur le pouvoir d’achat, le changement climatique, l’avenir du monde. Xavier Carn, VP Security EMEA pour SOS International, dans une interview accordée récemment à notre site internet, pour suivre une tendance vue pendant le covid, a souligné, « à savoir l’augmentation de 25% des problèmes psychologiques et mentaux“.

Dans le cadre de sa mission d’aider les entreprises à remplir leurs obligations – le fameux « devoir de vigilance » -, International SOS entend accompagner ces entreprises au-delà de leurs expatriés et grands voyageurs. Un mouvement déjà amorcé avant le covid, mais la pandémie l’a rendu encore plus nécessaire. ” Nous serons toujours là si un passager a un accident ou si une entreprise rencontre un danger pour la sécurité, mais une nouvelle approche apporte de nouveaux défis aux employeursdétermine Philippe Guibert. Le rôle du cadre intermédiaire a été amplifié pendant la pandémie, avec la responsabilité d’équipes fragmentées ainsi que la gestion de son propre stress. Avec la poursuite du format hybride, cette responsabilité demeure“.

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Cependant, avec moins de réunions en face à face, les managers donnent encore plus de temps pour découvrir la vulnérabilité de leurs employés et donc aux entreprises d’accompagner leurs salariés. C’est précisément l’objectif d’International SOS : trouver des solutions pour que ce trouble apparaisse mieux sur le radar, notamment grâce à des formations dédiées. Une formation qui a pour principal objectif de faire tomber une barrière majeure : la stigmatisation de la santé mentale. ” Ce sujet doit devenir aussi ouvert qu’une maladie chroniqueaime à espérer Philippe Guibert. Sans en faire des psychologues, on peut donner aux managers des clés de lecture, des éléments de base de compréhension de la psychologie humaine pour identifier la dépression initiale, l’anxiété, le stress paralysant que la personne aurait du mal à partager.“.

Scénarios, jeux de rôle : ces formations, déjà dispensées au Royaume-Uni, proposent une trousse de secours aux managers pour pouvoir donner les bonnes réponses ; et, surtout, évitez les mauvais, les ” tu verras ça ira mieux“, leur” tu exagères un peu“. Au lieu de nier une souffrance qui pourrait encore plus enfermer le travailleur, International SOS invite à un discours plus ouvert : « Sans vouloir m’immiscer dans votre vie privée, je vois que vous n’allez pas bien. Je reconnais votre stress ou votre anxiété et vous encourage à parler de. Tout cela conduit à orienter le travailleur souffrant vers la médecine du travail ou vers des permanences téléphoniques psychologiques. Mais le but de ces formations n’est pas univoque. En même temps, ils sont également destinés aux salariés pour démontrer qu’ils peuvent discuter de leurs problèmes avec leur manager. Ce qui crée un climat de confiance pour que la parole circule plus librement entre les deux.

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En plus de montrer la possibilité du dialogue, International SOS recommande mettre en place d’autres outils, un examen et un benchmark de la maturité de l’entreprise sur le sujet de la santé mentale, des indicateurs, des petites enquêtes régulières sur un sujet précis, par exemple pour voir si les salariés se sentent plus en confiance après une formation. Des solutions qui peuvent aussi se présenter sous forme digitale, comme l’application Core Health utilisée notamment par International SOS, qui permet aux services RH et médecine du travail de suivre la santé et le bien-être des salariés grâce à des outils d’autodiagnostic et de reporting.

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