La Belgique, futur “hub international” ?

La Belgique, un futur « hub international » ? Bien que le taux d’utilisation des trains belges n’ait pas encore atteint son niveau d’avant-crise, les pouvoirs publics misent beaucoup sur le développement du ferroviaire au cours des prochaines années. Parce qu’elle est située au carrefour de l’Europe continentale, la Belgique dispose d’un véritable atout : sa position géographique, qui pourrait en faire un “centre international”.

“On aurait avantage à avoir un transfert de l’avion au train”, confirme Damien Lepage, diplômé de l’École polytechnique de l’UCLouvain en 2020. Dans le cadre de son mémoire de fin d’études en mathématiques appliquées, le jeune homme s’est posé cette question : lequel du train ou de l’avion relie le plus rapidement les principales villes européennes ? de Bruxelles ? Pour répondre à cette question, Damien Lepage a comparé les performances des réseaux de transport aérien et ferroviaire à l’échelle européenne. Le résultat est sans appel : le train serait plus compétitif par rapport à l’avion pour des trajets de moins de 450 km. Cela n’empêche pas quelque 4 millions de voyageurs européens chaque mois de préférer l’avion au train sur un trajet équivalent. “C’est incroyable quand on sait que le train sera plus rapide que l’avion, et qu’il faut aller à l’aéroport pour cela, souvent à l’écart, se présenter à l’avance, vérifier ses bagages…”, commentaires de l’auteur. Mais cela pourrait effectivement changer. Cause « Nous sommes mieux connectés au réseau ferroviaire qu’au niveau aérien, ont a souligné Damien Lepage. En train, on est en route vers l’Allemagne, l’Angleterre, la Hollande, la France… Les gens sont plus ou moins obligés de passer par Bruxelles”.

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Mobilité vertébrale

Les autorités belges en sont conscientes. Et entend investir pour développer le réseau ferroviaire belge déjà dense (3.615 km de grandes lignes et 214 km de lignes à grande vitesse) et faire de Bruxelles la capitale du train, en y développant des liaisons internationales. Les grandes lignes de cette stratégie se retrouvent également dans le plan Vision Rail 2040 du ministre délégué à la Mobilité, Georges Gilkinet. Adopté en mai 2022, le texte a une ambition claire : “Il est essentiel que la Belgique, du fait du statut de Bruxelles, capitale européenne et siège d’organisations et d’institutions internationales, et de sa situation géographique en Europe, puisse avoir des liaisons ferroviaires directes avec d’autres grandes villes d’Europe, qu’il s’agisse de liaisons TGV, classiques trains internationaux ou trains de nuit.” C’est particulièrement le cas “réduire les sauts de copeaux dans l’air”. ONTActuellement, la SNCB vend des billets de différents opérateurs ferroviaires, dont 3 600 destinations internationales et plus de 1 000 de moins de 6 heures en trajet direct. “Pour l’avenir, la SNCB souhaite continuer à assurer le trafic transfrontalier pour la mission de service public” un “augmenter significativement le nombre de destinations, notamment vers la France, l’Autriche, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne”.

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Plus généralement, “le train doit devenir l’épine dorsale de la mobilité”, Même M. Gilkinet, qui proposait en septembre 2022 de réduire la TVA à 0 % sur tous les titres de transport, l’a confirmé. Coût estimé de la mesure : 100 millions d’euros. Un investissement qui en vaut la chandelle selon le gouvernement fédéral. Selon les données d’Eurostat de 2019, le train représentait 8% des trajets en Belgique. “Notre objectif est d’atteindre une part modale de 15% d’ici 2040”peut-on encore lire dans le plan Vision Rail 2040. Marianne Hiernaux, porte-parole de la SNCB, confirme : “Notre ambition est d’augmenter le nombre de passagers de 30% d’ici 10 ans par rapport à 2022”. Avec deux moteurs principaux : l’augmentation des déplacements de loisirs, mais aussi des navetteurs (domicile-travail et école-travail). La Belgique n’est pas non plus le seul pays européen à vouloir redoubler d’efforts sur les rails.

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Rationnaliser les prix

En France, la SNCF a de grandes ambitions et veut doubler le nombre de voyageurs dans les trains d’ici 2030. Pour y parvenir, l’entreprise ambitionne de développer son offre avec la rationalisation des tarifs, plus de TGV low-cost et la démocratisation des “Avantages”. “, carte une remise qui plafonne les prix en fonction de la distance (39€ pour les trajets inférieurs à 1h30, 59€ pour les trajets entre 1h30 et 3h, et 79€ pour les trajets de plus de 3h).

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