les dates clés depuis le premier foyer en France, en 2006

https://vvv.youtube.com/vatch?v=SV4iVFmV4a8

Identifié pour la première fois il y a plus de cent ans en Italie, il est officiellement réapparu en 1997 sous le nom de H5N1 lors d’une épidémie découverte à Hong Kong, en Chine, tuant six personnes.

> Retrouvez tous nos articles sur la grippe aviaire dans notre moteur de recherche

Depuis 2003, de nouveaux cas de transmission du virus H5 à l’homme ont été observés en Asie. Estimations de cette épidémie continue : en septembre 2005, 64 décès ont été signalés entre le Vietnam, le Cambodge, la Thaïlande et l’Indonésie et 150 millions d’oiseaux ont été retrouvés morts. De plus, la grippe aviaire suit le chemin des oiseaux migrateurs et forcément, fin 2005, elle est aux portes de la France. A tel point que le 13 janvier 2006, le gouvernement de Dominique de Villepin revoit ses mesures à la hausse pour se préparer à l’éventualité d’une pandémie que les scientifiques redoutent de plus en plus. Des mesures pour supprimer les élevages de volailles…

Lire Aussi :  Un couple et deux fillettes retrouvés morts dans le Finistère : ce que l'on sait de ce drame familial
https://vvv.youtube.com/vatch?v=SV4iVFmV4a8

Identifié pour la première fois il y a plus de cent ans en Italie, il est officiellement réapparu en 1997 sous le nom de H5N1 lors d’une épidémie découverte à Hong Kong, en Chine, tuant six personnes.

> Retrouvez tous nos articles sur la grippe aviaire dans notre moteur de recherche

Depuis 2003, de nouveaux cas de transmission du virus H5 à l’homme ont été observés en Asie. Estimations de cette épidémie continue : en septembre 2005, 64 décès ont été signalés entre le Vietnam, le Cambodge, la Thaïlande et l’Indonésie et 150 millions d’oiseaux ont été retrouvés morts. De plus, la grippe aviaire suit le chemin des oiseaux migrateurs et forcément, fin 2005, elle est aux portes de la France. A tel point que le 13 janvier 2006, le gouvernement de Dominique de Villepin revoit ses mesures à la hausse pour se préparer à l’éventualité d’une pandémie que les scientifiques redoutent de plus en plus. Les mesures de fermeture des élevages avicoles, qui concernent vingt-six départements (dont la Charente-Maritime, la Gironde et la Lande), ont été étendues spécifiquement à la Dordogne, soit cinquante-huit au total.

Lire Aussi :  quelles communes sont concernées dans le Sud-Ouest ?

18 février 2006 : premier cas confirmé en France

Alors que la mesure de fermeture des élevages avicoles est techniquement très complexe à mettre en œuvre pour les professionnels, le premier cas de grippe aviaire (ou influenza) H5N1 en France a été confirmé chez un canard sauvage retrouvé mort à Joieuk dans l’Ain. Grâce à des tests minutieux réalisés par le laboratoire national de référence Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), le ministère de l’Agriculture confirme que le canard était bien porteur d’une souche hautement pathogène du virus.

Lire Aussi :  Dissolution de l'Assemblée nationale : Emmanuel Macron va-t-il provoquer de nouvelles élections législatives ?

Le 23 février, toute la ferme de Versailles, toujours dans l’Ain, a été euthanasiée après la mort de 400 animaux. Il s’agit, encore une fois, du H5N1. Il s’agit du premier cas de contamination d’un élevage dans l’Union européenne.

Alors que des animaux morts étaient autopsiés, un périmètre sanitaire a été mis en place autour d'un élevage infecté à Versailles, dans l'Ain, le 24 février 2006.


Alors que des animaux morts étaient autopsiés, un périmètre sanitaire a été mis en place autour d’un élevage infecté à Versailles, dans l’Ain, le 24 février 2006.

JEAN-PHILIP KSIAZEK/AFP

En 2007, le retour du virus H5N1 en Europe

Après l’épisode de grippe aviaire du printemps 2006, le virus H5N1 est revenu en Europe. En février, 160 000 dindes ont été abattues dans une ferme de l’est de l’Angleterre. C’est la première ferme touchée en Grande-Bretagne et la deuxième dans l’Union européenne depuis début 2007.

En juillet, une épidémie de grippe aviaire est découverte, et la mort de trois cygnes en Moselle provoque des craintes dans toute la France. Ainsi, le dispositif de prévention et de surveillance passe à un niveau de risque « élevé ». Niveau cinq sur une échelle de six.

Le 5 juillet 2007, à Ascencourt en Moselle, des membres du service vétérinaire ont rencontré des personnes pour leur donner des informations après que des tests effectués sur trois cygnes retrouvés morts ont confirmé la présence de la souche H5N1 de la grippe aviaire.


Le 5 juillet 2007, à Ascencourt en Moselle, des membres du service vétérinaire ont rencontré des personnes pour leur donner des informations après que des tests effectués sur trois cygnes retrouvés morts ont confirmé la présence de la souche H5N1 de la grippe aviaire.

JEAN-CHRISTOPH VERHEGEN/AFP

En Dordogne, par exemple, l’importance de la filière avicole accroît encore la vigilance : 37 communes ont été placées sous haute surveillance.

24 novembre 2015 : Le Sud-Ouest n’est plus épargné

Ce mois d’automne 2015, le virus H5N1 a été identifié dans une étable à Biras, au nord de Périgueux en Dordogne. Le 24 novembre, l’Agence nationale d’évaluation des risques (Anses) a transmis les résultats de ses analyses aux services de l’Etat. Le ministère de l’Agriculture annonce officiellement le lendemain : « Il s’agit bien d’une souche H5N1 hautement pathogène pour les volailles. Cela fait huit ans (2007) que le virus n’a pas été détecté en France.

Les autorités ont immédiatement établi une zone de protection de 3 kilomètres (sous réserve de restrictions de détention d’animaux) et une zone de surveillance de 10 kilomètres autour de la propriété contaminée, où vingt-deux poulets sont morts la semaine dernière.

La cour a été isolée, désinfectée et un périmètre de protection et de surveillance a été mis en place à Birash, le 25 novembre 2015.


La cour a été isolée, désinfectée et un périmètre de protection et de surveillance a été mis en place à Birash, le 25 novembre 2015.

Jean-Christophe Sounalet/Archives Sud-Ouest

Début décembre 2015, la grippe aviaire s’est propagée dans la région. De nouveaux hotspots ont été découverts en Dordogne et en Haute-Vienne. Les Landes sont également touchées, le virus de la grippe aviaire est retrouvé à Josse et Doazit : 8 500 volailles sont abattues.

Le ministère de l’Agriculture a réagi le 14 janvier 2016. Il ne s’agit pas d’ordonner l’abattage de tous les oiseaux aquatiques (oies et canards) du Grand Ouest pour stopper l’épidémie, mais d’imposer un plan de vide sanitaire drastique dans tous les départements concernés. Afin “d’éradiquer efficacement et durablement la maladie dans la filière palmeraie”, les autorités ont décidé de dépeupler légèrement les exploitations.

Fin 2016, la souche H5N8

Le ministère de l’Agriculture a annoncé le 28 novembre 2016 que le premier cas d’influenza aviaire “hautement pathogène” H5N8 en France avait été confirmé chez une vingtaine de canards dans la commune de Marc (Pas-de-Calais) entre Calais et Dunkerque. Ils étaient “utilisés comme leurres pour la chasse à la sauvagine”. L’alerte est prise très au sérieux même si l’Agence de sécurité sanitaire des aliments (Anses) confirme qu’il n’y a eu aucun signe de contamination humaine.

Mais cette nouvelle souche se propage, et dans les jours qui suivent, la grippe aviaire frappe le Sud-Ouest. Après le Tarn, début décembre 2016, les départements du Lot-et-Garonne, du Gers, des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Atlantiques ont été touchés. Le 6 décembre, le ministère de l’Agriculture a décidé de relever le niveau de risque de “modéré” à “élevé” dans tout le pays. Le 13 décembre, 2 450 canards ont été abattus dans deux élevages des Landes, à Lussagnet et Eugénie-les-Bains.

Face à cette propagation rapide, le Ministère de l’Agriculture, après consultation d’experts du secteur, a pris le 4 janvier 2017 la décision d’abattre partiellement les palmiers à huile dans la zone la plus touchée par la propagation du virus H5N8, c’est-à-dire des Landes, du Gers et des Hautes-Pyrénées.

Stéphane Le Faull, ministre de l’Agriculture, a annoncé le 21 février 2017 l’abattage de 360 ​​000 oiseaux d’eau dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques et le vide sanitaire de la zone touchant quatre départements du sud-ouest et concentrant l’essentiel du foyer H5N8.

Le 5 mai 2017, l’arrêté, publié au Journal officiel, fait état de la réduction du risque épizootique de grippe aviaire à un niveau “négligeable” dans la ville. Au total, 4 millions de canards ont été abattus dans le Sud-Ouest, et environ 7 millions de canards n’ont pas été produits, soit une perte totale de 11 millions d’animaux.

Le 29 mai 2017, à proximité du vide sanitaire imposé par le ministère de l’Agriculture.

2020-2021, le cauchemar d’un éleveur

En France, le 8 décembre 2020, le premier cas de grippe aviaire de cette année dans un élevage a été officiellement reconnu. La contamination a été causée par le H5N8 dans un élevage situé à Benesse-Maremne dans les Landes. 6 500 canards ont été abattus. Avant les Landes, deux cas ont été signalés en France. D’abord, mi-novembre 2020, en Haute-Corse, au rayon animalerie d’une jardinerie près de Bastia. L’autre est aussi une animalerie, à Ivelin. A chaque fois, tous les oiseaux ont été euthanasiés.

Le virus progresse rapidement et en janvier 2021, outre les Landes, les Pyrénées Atlantiques, le Gers, le Lot et Garonne et les Hautes Pyrénées étaient également touchés. Selon les données du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation au 28 janvier 2021, la France compte 418 foyers d’influenza aviaire hautement pathogène. Le département des Landes reste de loin le plus touché avec 322 élevages et près de 2 millions de volailles abattues dans le sud-ouest (3,5 millions au total). Pour l’industrie de la volaille et du canard, c’est un véritable cauchemar.

Abattage dans un élevage de poulets contaminés dans les Landes en 2021.


Abattage dans un élevage de poulets contaminés dans les Landes en 2021.

Thibault Toulemonde/Archives du Sud-Ouest

2021-2022, vers la vaccination contre la grippe aviaire

Après trois mois de crawling, les viticulteurs pourront reprendre le travail en avril 2021 sous certaines conditions. Mais le retour des oiseaux migrateurs à l’automne prochain décide que le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandy, relèvera le niveau d’alerte à la grippe aviaire le 5 novembre. Encore une fois, la volaille doit être à l’abri.

Malgré cela, le premier cas a été détecté dans le sud-ouest, toujours dans les Landes à Hastingues, le 20 décembre 2021. Entre le 23 et le 25 décembre 2021, sept élevages sans lien apparent ont été contaminés aux confins des Landes et du Béarn : un total de près de 44 000 animaux.

En janvier 2022, le virus H5N1 circulant en France touchait 60 % des oiseaux aquatiques et 40 % des gallinacés. Avec la circulation continue du virus, un abattage préventif de 1,3 million d’animaux est prévu dans 226 communes des Landes, du Gers et des Pyrénées-Atlantiques. Alors que 1,2 million de gallinacées (poulets, dindes, pintades, poulets) et d’oiseaux aquatiques (canards, oies) ont déjà été abattus. Vient ensuite le vide sanitaire…

Ferme d'élevage de canards dans les Landes.


Ferme d’élevage de canards dans les Landes.

David Le Deodic/Archives du Sud-Ouest

Le retour en production dans les Landes a lieu à partir du 29 mars 2022, et le 10 mai suivant, deux candidats vaccins sont testés sur des canards dans les Landes et le Gers. L’administration du vaccin n’est prévue qu’à l’automne 2023.

Source

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Articles Liés

Back to top button