“L’Occitanie, ça respire la France”

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Issu du cinéma, René Manzor passe au roman policier. Mercredi 7 décembre, il reçoit le Prix de l’Embouchure à Toulouse pour “A vive” paru en 2021 et présente également “Du fond des âges” son nouvel ouvrage…

Pourquoi avez-vous situé l’intrigue de votre roman « Vivant » en Occitanie et à Toulouse ?

Il y avait une volonté d’évoquer ces villages qui sont sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. J’ai voulu m’installer en Occitanie car pour moi ça respire vraiment la France, surtout quand on a un œil étranger. Et j’ai commencé à avoir cet œil étranger après avoir passé du temps aux États-Unis. C’était un challenge car mes premiers romans se déroulent à l’étranger, principalement aux Etats-Unis, à New York ou à Londres, car ce sont des villes où j’ai vécu et donc je les connais bien. Pour moi, la France représente presque les années 60, c’est mon enfance. Je me mets en danger comme avec tout roman, j’adore ça parce que quand tu es en danger tu crées, tu ne te répètes pas, tu restes affûté, affûté !

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En même temps, toi, originaire des Landes, venais en voisin…

C’est vrai, mais je n’ai pas enregistré le roman dans les Landes et quand j’ai trouvé un lieu, je me suis demandé de quel SRPJ il venait (Service de police de la Cour régionale, ndlr) ça dépendait de l’endroit et c’était Toulouse ! J’ai déjà filmé ici à Halle des grains de pingouin pour l’émission de mon frère Francis Lalanne. Nous avons tourné en 16 mm, avec de vraies lumières, sans éclairage supplémentaire. C’était le premier vidéodisque de Polygram avant l’avènement du DVD et donc c’était le premier et c’était génial ! A cette époque, je suis tombé amoureux de Toulouse.

Le prix du bouche à oreille est-il particulièrement précieux pour vous ?

En fait, j’ai eu la chance d’avoir des prix littéraires continus. Je n’ai eu qu’un seul prix en tant que cinéaste pour mon deuxième film, toujours à l’étranger, jamais chez moi, donc c’est bien que ce soit chez moi et que ce soit à Toulouse !

Votre nouveau roman “Du fond des siècles” qui vient de paraître se déroule très loin, de l’autre côté…

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En fait, je voulais aller en Antarctique pour mettre en lumière ce qu’elle représente. C’est 14 millions de kilomètres carrés, c’est l’Europe et les États-Unis réunis, pas comme le pôle Nord qui est en fait une calotte glaciaire qui pourrait fondre à tout moment. Il y a là un continent avec des montagnes, des rivières et l’idée originale m’est venue des forages dans la glace effectués par les Français et les Italiens à la base Concordia et à la très ancienne base russe Vostok. Ici, le problème du réchauffement climatique a été découvert dans les années 1990 en examinant des carottes de glace contenant des bulles d’air vieilles de 800 000 ans. Une bactérie a été récemment découverte, un organisme inconnu qu’ils prévoient de traquer pour l’étudier. Et puis je me suis dit que si 3 km de glace nous séparent d’un tel organisme, ce n’est peut-être pas une bonne idée de monter là-haut ! Et à partir de là, j’ai construit mon histoire sur une exploration polaire qui a viré au cauchemar.

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Comment vont vos frères Jean Félix et Francis Lalanne ?

Jean-Félix fait un énorme show aux Folies Bergères, “Capone” ! Il a écrit la comédie musicale, le livret et la partition lui-même. Capone sera joué par Roberto Alanya, Anggun fait partie du casting et 90 représentations commencent en janvier. Puis une tournée en France et à l’étranger est prévue. Et François va bien, il est toujours révolté, toujours à fond, à toutes les croisades.

“Alive” de René Manzor (Kalman-Levy, 2021, 414 pp., 20,50 euros) et “Du fond des siècles” (Kalman-Levi, 2022, 396 pp., 20,90 euros).

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« Pour cette nouvelle édition, la sélection des quatre finalistes témoigne de l’enthousiasme de Pascal Passamonti, organisateur du Prix de l’Embouchure. Il est le fruit de mois de lecture par des membres de l’Amicale du Personnel de la Police Nationale de Toulouse. et notre prix est vraiment le seul en France qui soit décerné à 100% par des policiers.” Le lauréat recevra le prix ce mercredi à 18h à la Salle des Illustres.

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