Pêche : près de 70 bateaux bretons à la casse ? – Économie



A ce jour, plus de 150 dossiers ont été déposés par les compagnies maritimes dans le cadre du plan d’accompagnement individuel (PAI) lancé par le gouvernement dans le cadre du Brexit ce jeudi. La moitié de ces demandes concernent des bateaux bretons, notamment des navires de mer dont l’équilibre économique est aussi fortement impacté par le prix du gazole. Le chalutier se situe principalement de Lorient à Saint-Bruc. Pendant ce temps, les caseyeurs du Nord-Finistère, leurs armateurs, réfléchissent également à l’issue du plan d’annulation dans le contexte actuel.

Les chiffres provisoires, qui n’ont pas été validés par le secrétaire d’Etat aux Affaires maritimes, attendent “des retours clairs de ses directions interrégionales” pour éviter les risques de doublons entre les dossiers reçus en régions et à Paris.

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Un tiers de la marine

Ces enquêtes, dont le nombre s’annonce finalement exceptionnel, sont révélatrices d’une situation de crise contre laquelle la profession a lancé des alertes ces derniers mois. Et surtout dans le Pays bigouden, avec une trentaine de voyages en flotte potentiels, une grosse perte peut être faite. Exactement un tiers de la Marine. La perte de chiffre d’affaires de la criée du Guilvinec a été estimée à 20 millions d’euros.

Pas question de déstabiliser les ports, a tenu à rassurer jeudi le secrétaire d’État aux Affaires maritimes, annonçant une concertation avec le secteur et les élus locaux dans les deux prochaines semaines pour calmer les inquiétudes.

Étendre le budget ?

Oui, mais voilà, le décret publié en septembre fixe les règles pour chaque bateau concernant les effets du Brexit. Dans ces conditions, à condition que les candidats terminent le processus, seules deux issues semblent possibles. La conformité du gouvernement à répondre à la situation économique des armes peut compléter le budget des documents approuvés par l’administration. Malgré l’engagement du gouvernement de ne pas déstabiliser l’industrie, les pêcheurs “ne peuvent pas nier l’expansion budgétaire”.

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Le gouvernement pourrait aussi s’accrocher aux 60 millions d’euros en limitant le nombre de bateaux envoyés en annulation. Selon la profession, la sélection du nombre de bateaux pour chaque port semble illusoire, puisque le premier à partager des quotas avec le Royaume-Uni et à exclure les navires les moins touchés de l’entrée dans les eaux britanniques.

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Réponse en fin d’année

Pêcheurs de Bretagne, première organisation de producteurs, compte à elle seule 58 demandes de PAI, avec une indemnisation d’environ 50 millions d’euros. Si l’Etat a présenté une enveloppe de 60 millions d’euros, les dossiers déposés pour la Manche et l’Atlantique réclament 90 millions d’euros d’indemnisation.

La réponse devrait tomber d’ici deux semaines, mais il faudra attendre la fin de l’année pour connaître la véritable ampleur du plan d’annulation. Les armateurs qui seront sélectionnés et approuveront la demande de PAI auront jusqu’à l’été 2023 pour se départir de leur bateau et perdront l’opportunité d’investir dans un nouveau navire pendant cinq ans.



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