que représente la pratique en France ?

L’interdiction de la tauromachie en France pourrait faire l’objet d’un débat houleux ce jeudi à la Chambre de commerce. La proposition de loi du député de Paris Amérique Caron est l’un des douze textes au menu de la « niche parlementaire » LFI à l’Assemblée nationale. Mais son interrogation reste incertaine : le texte fait l’objet de plus de 500 amendementset le temps peut expirer lorsque la session se termine à minuit.

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La nouvelle version du texte d’Aymeric Caron protège en revanche d’autres traditions taurines “n’implique pas d’abus ou de cruauté graves envers les taureaux”. Cela signifiera la course camarguaise, la course encierros ou la course landaise. De son côté, le président Emmanuel Macron a déclaré mercredi qu’il n’y aura pas d’interdiction de la tauromachie défendre “réconciliation, échange”.

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La tauromachie, une exception culturelle en France

La loi française tolère la tauromachie et constitue une exception culturelle. À première vue, cette tradition importée d’Espagne au XIXe siècle était assimilée à un acte de cruauté au regard du droit pénal, mais elle a finalement été autorisée.quand on peut se référer à une tradition locale ininterrompue”. Si, historiquement parlant, il n’y a pas de limitation géographique quant à son autorité, l’arrêt de la cour d’appel de Toulouse d’avril 2000 précise ces zones : “dans le sud de la France, entre pays d’Arles et Pays Basque, entre garrigue et Méditerranée, entre Pyrénées et Gascogne”, à savoir aujourd’hui les régions PACA, Occitanie et Nouvelle Aquitaine.

1 000 taureaux tués chaque année

S’il n’y a pas de données officielles, c’est entre 100 et 200 corridas ont été organisées en France chaque année selon les estimations, et environ 1 000 taureaux abattus selon l’association No Corrida. La pratique est encore présente dans les arènes d’une cinquantaine de communes du sud de la France, comme Bayonne, Arles, Nîmes, Dax, ou encore Béziers.

Quant à la fréquentation, là encore il n’y a pas de données officielles, sachant que ce sujet est aussi source de débat entre le pour et le contre de la tauromachie. Selon l’Alliance taurine, 28 villes ont cessé d’accueillir des corridas depuis 2005. Alors que pour ses défenseurs, la pratique reste une aubaine financière imbattable pour les collectivités. Elle accouche au moins 40 millions d’euros de chiffre d’affairesselon l’Observatoire national de la culture taurine.

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