“Sir Alfred”, le SDF iranien qui avait inspiré Spielberg, est mort à Roissy

perdu dans “les limbes diplomatiques”, sans-abri successivement expulsé du Royaume-Uni, des Pays-Bas et d’Allemagne, l’Iranien Mehran Karimi Nasseri qui a fini par résider en 1988 à quelques mètres carrés de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Celui qui se faisait appeler “Sir Alfred” est décédé samedi 13 novembre dans le terminal 2F de l’aéroport, qui savait trop bien qu’il y était resté confiné pendant dix-huit ans, rapporte le site du Bbc.

Né en 1945 à Masjed Soleiman, dans la province du Khuzestan en Iran, Mehran Karimi Nasseri débarque à Roissy en novembre 1988, après un long voyage à travers l’Europe à la recherche de sa mère. Dans les années 1970, il avait été étudiant à l’université de Bradford, se souvient la BBC, puis avait participé à des manifestations contre le régime du Shah. Il est retourné en Iran sept ans plus tard, il avait été “jeté en prison” avant de devoir s’exiler.

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“Jusqu’à six entretiens par jour”

En 1999, Mehran Karimi Nasseri obtient le statut de réfugié politique en France ainsi qu’un titre de séjour, mais refuse de signer ses journaux. Son histoire avait attiré l’attention des médias ainsi que l’histoire de Stephen Spielberg qui, en 2004, en fit un héros – incarné à l’écran par Tom Hanks – de son film. Le terminal. Après la sortie du film, les journalistes sont plus que jamais venus à Roissy pour échanger avec celui qui avait inspiré Speilberg. « A un moment donné, M. Nazzeri donne jusqu’à six interviews par jour”se souvient la BBC.

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Il est venu et “tête de figure” à tout le personnel de Roissy, “Sir Alfred” avait quitté Roissy d’abord en 2006 pour séjourner à l’hôpital, puis en pension dans un hôtel où il vivait grâce à l’argent rapporté par le film. “Le film de Spielberg suggère qu’il est coincé dans une zone de mise en scène à Paris – Charles-de-Gaulle. En fait, il est toujours resté dans l’espace public, libre de ses déplacements », dit un responsable de l’aéroport.

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Septembre dernier,après un séjour en maison de retraite », Mehran Karimi Nasseri avait finalement décidé de renouer avec sa vie de sans-abri à Roissy. « Aspiré sur son banc, entouré de charrettes contenant le peu de choses qu’il avait ramassées, il passait ses journées à écrire sa vie dans un cahier et à lire des livres et des journaux. Il est mort “mort naturelle”, préciser les autorités aéroportuaires.

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